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 ♣ Le Rêve d'Un Autre ▬

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Matsuba Yokami
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MessageSujet: ♣ Le Rêve d'Un Autre ▬   Sam 4 Déc - 15:29




L’Aube daignait enfin se lever sur ma demeure et celle de mes parents. Comme depuis trois jours, je n’avais dormi que quelques heures avant d’être réveillé brutalement par le cauchemar de la mort de mon ami. Toujours, le reste de la nuit, je pleurais sa mort. Par ma faute, il était mort, par ma faute, tout simplement ! Quand la Nuit restait là, je l’observais parfois quelques minutes, pensant que là-haut, parmi quelques divinités, se trouvait mon ami. Les étoiles brillaient pendant plusieurs heures, et je pleurais… Des larmes ne cessaient de couler le long de mes joues avant de tomber sur le parquet de ma chambre. Pendant plusieurs heures, je repensais à nos moments de bonheur, et tout en pleurant, je souriais de le revoir dans mes souvenirs. Quand mes larmes cessaient, ce n’était que pour quelques minutes, le temps qu’un nuage ne passe dans cette lourde obscurité.

Alors qu’enfin le soleil se montrait pour la troisième fois depuis la terrible mort de mon ami, mes larmes se séchaient enfin. Tentant de reprendre la dignité qui était la mienne, c’était aujourd’hui qu’on devait brûler son corps. Cette pensée me mit les larmes aux yeux, mais je me garda bien de les laisser couler. Essuyant d’une de mes manches mes yeux, je me décidai enfin à me lever de mon lit, la mort dans l’âme. Regard baissé, larmes aux yeux, mon corps tremblait sous la panique, sous la crainte de revoir encore une fois son visage.

TSUBACHI… !

Déposant ma main sur la clinche de ma porte, je l’ouvris fermement pour voir apparaître la silhouette de mes parents. Tout deux avaient le visage fermé… Eux aussi, ils savaient quel jour on était. Me prenant dans leur bras, je ne pus plus retenir mes larmes qui coulèrent à nouveau à flot. Ils essayaient encore de me consoler, me disant que ce n’était pas de ma faute, tentant encore mille excuses qui me confortaient dans l’idée que j’étais le seul coupable. S’il ne s’était pas interposé lors de ce combat, il ne serait pas mort… Si j’avais été plus fort, je n’aurais pas été si faible et j’aurais pu me défendre moi-même. Ma faute…

Lorsque le flot s’interrompit, nous prenions enfin la route du bûcher, endroit où je verrais mon seul et meilleur ami brûler vif sous les flammes que les habitués du Katon allaient allumer. Quand nous arrivâmes sur les lieux, la plupart des places étaient déjà pris, mais la famille de Tsubachi nous avaient gardé des places à l’avant. Comment pouvaient-ils me faire cela ? Ne comprenaient-ils pas ma douleur ? Que voulaient-ils ? Abattu, j’avançai vers la place, croisant quelques regards tristes, mais lourds de reproches. Je savais qu’au fond, tous me haïssaient. J’avais tué un shinobi au grand avenir !

Alors que le ciel se couvrait de nuages noirs qui allèrent pleurer Tsubachi, alors que le vent se levait pour, de ses cris, pleurer une dernière fois celui-ci, alors que les feuilles se détachaient et s’envolaient vers le futur bûcher, je compris que tous le pleurèrent. Lorsque les maîtres dans l’art du feu exécutèrent leur technique, je vis une dernière fois le visage de mon ami avant que les dernières larmes de mon corps ne se mettent à couler de mes yeux.

Tout était fini maintenant…

Pendant dix minutes, je regardai les flammes ronger les moelles de mon ami avant qu’enfin, les nuages ne déversent leur flot, tendant une dernière fois de montrer Tsubachi. Les feuilles se mouraient dans les flammes, le vent tentait lui aussi, de son souffle, d’éteindre les flammes, mais toujours en vain… Il partait et personne, ni les nuages, ni le vent, ni mes larmes ne pourraient le faire revenir. Ainsi Tsubachi me laissait un grand vide… ! Sa mort signait la mienne. Comment vivre sans mon meilleur ami ? A qui faire des blagues si je ne pouvais les rapporter à personne ? A qui me vanter de mes conquêtes féminines ? Sans lui, je n’étais plus que l’ombre d’une personne… Sans lui, le goût de la vie avait une odeur bien amer. Rien ne serait plus le même.

Complètement dépité, je demandai à mes parents de me laisser seul quelques minutes en ces lieux. La pluie continuait à tomber sur les cendres de mon ami, tandis que les dernières personnes, effondrées, repartaient, me laissant vraiment seul avec ce qui restait de cet homme qui m’avait sauvé la vie. Tombant sur le sol boueux, je m’en voulais encore de ce crime que j’avais commis, car oui, pour moi, je l’avais tué. Ce n’était pas ce kunai qui l’avait tué, mais bien moi, par ma faiblesse et ma stupidité…

Pleurant les toutes dernières larmes, elles cessèrent au bout de trois minutes. Toujours agenouillé, face contre terre, je sentais l’eau de pluie qui me faisait frissonner. Malgré ce froid qui m’environnait, je ne voulais pas bouger, je voulais garder ce dernier lien que j’avais avec mon ami. Comme en ce jour, j’aurais aimé voulu mourir, comme j’aurais aimé donner ma vie pour qu’il vive et pourtant, je le savais, cela n’était qu’un rêve… Impossible en ma qualité d’humain. Relevant la tête vers le sépulcre de mon ami, je me levais enfin. Le vent faisait basculer mes cheveux dans tous les sens, mes vêtements se débattaient entre eux, tandis que les courants aériens transportaient les cendres restées sur le bord du bûcher. Comme un dernier adieu, je déposai ma main sur les restes, avant de me retourner.

La pluie battait son plein depuis quelques minutes et je marchais encore dans les rues presque sans vie de Konoha. Sans être un jour de deuil, tous avaient eu vent de cette mort et la pluie ne donnait pas envie de sortir de son chez-soi. Alors dans Konoha sans vie, j’errais tel l’ombre de moi-même, comme à la recherche du premier lieu où je l’avais rencontré. Arrivé devant ce lieu où tant de souvenirs se bousculaient en mon esprit, j’observais l’Académie d’un œil triste, avant une nouvelle fois de me tourner vers les rues désertes de Konoha.

Traînant toujours les pieds, n’évitant qu’à moitié les flaques d’eau, j’étais plongé dans mes souvenirs, tentant toujours en vain de revoir mon ami dans cette réalité. Risquant d’attraper un rhume, je décidai tout de même de rentrer chez moi, évitant ainsi le tracas à mes parents. Dégoulinant, je délaissais mes sandales, pour, sans un mot, me mettre dans mon lit, observant la fenêtre détrempée et Konoha à travers.

Midi sonnait et je restais dans mon lit sans broncher. Ma mère passa une fois, puis une seconde fois, puis une dernière fois, tentant toujours de me faire avaler quelque chose. Dans mon lit, complètement trempé jusqu’aux os, je n’étais plus là, absent, j’entendais la voix de cette ami, lui-même absent.

Dehors, tout semblait morbide, le ciel, les nuages, les passants, les maisons. Je n’avais toujours pas bougé de mon poste, continuant d’observer ce monde par ma fenêtre. L’eau ruisselait sur ma fenêtre, comme elle gouttait de mon vêtement noir que je portais depuis ce matin. Tout n’était qu’une façade en ce jour, partout où mon regard se posait, je voyais le visage de Tsubachi, il me souriait et quand je tendais mon bras vers cette présence invisible, il disparaît, se jouant de moi comme d’une vulgaire poupée.

Morbide était ce monde, ou plutôt, ma vue sur ce monde était des plus cruelles. Pourquoi devais-je encore vivre ? Je ne me souvenais même plus de la dernière fois où je m’étais retrouvé dans cette situation. Mais m’étais-je déjà senti ainsi auparavant ? Je n’avais jamais pensé vivre un jour ainsi, seul, sans ami, sans cet ami. J’avais toujours cru que c’était moi qui lui sauverait la vie et pourtant, cela avait été l’inverse.

Au dehors, le vent sifflait à ma fenêtre, la pluie donnait le coup de grâce, avant de laisser des nuages sombres planer sur Konoha. Les rues étaient détrempées, les fenêtres pleuraient, les feuilles se laissaient aller et se plaquaient à ma fenêtre, unique endroit où elles pouvaient se reposer de leur incessant voyage. Comme à cet instant, mon cœur n’était que le gouffre que le vide d’un ami parti trop tôt… Pourquoi avait-il disparu en cet instant ?

La tête emplie de questions, je m’endormis au milieu de l’après-midi. Recroquevillé sur moi, genoux presque au menton, mes mains comme coussin. L’air devenait irrespirable comme pour certains. Si mes parents entraient, ils diraient qu’il faut aérer mais pour moi, l’air me semblait si normal. Quand mes songes vinrent, je fus encore plus angoissé que les autres jours… Qu’allais-je voir ? Que pouvaient-ils me dire encore ? Allais-je encore revoir ce terrible instant où le kunai l’avait traversé ? Empli de crainte, mais aussi de fatigue, mes yeux se fermèrent doucement…


Rêve

Tout se déroulait à Konoha, encore… Il était là, j’étais là aussi, nous étions deux, sur un banc et nous rigolions. On était là, heureux, ne sachant pas encore ce qui allait nous arriver. Insouciant, nous ne pouvions savoir que cela serait nos derniers rires, nos derniers moments de joie. Notre Destin n’allait pas tarder à se montrer, mais là, alors que les oiseaux chantaient leur mélodieux symphonie, tandis que le vent sifflait à nos oreilles sa douce musique, nous étions simplement nous-mêmes, des shinobis qui allaient partir pour une nouvelle mission en équipe.

Alors qu’on se levait de notre banc, je me retournais vers lui, sourire aux lèvres. Le bonheur se lisait encore sur mon visage. Pourtant, les traits de mon ami étaient déjà déformés. Mes songes ne donnaient jamais le visage de mes connaissances. Pourquoi ? Pourquoi mes songes ne laissaient que la voix des gens ainsi que leur silhouette ? Déjà, je regrettais de revoir ce dernier moment où le bonheur nous illuminait.


« Hé Tsuba’, allons voir l’Hokage ! »

« Non, on va encore recevoir une mission de rang B ! »

« Allez viens, on va le presser comme une orange. Il va être obligé de nous donner une mission de notre niveau ! »

« Non, j’ai vraiment pas envie. »

« Qu’est-ce qui se passe ? »

« Je sais pas… J’en ai marre du village, de protéger des gens qui ne nous le rendent pas. »

« Arrête, voyons ! »

« Non, je pense bientôt quitter le village ! »

« Quoi, qu’est-ce que tu me raconte ?! Arrêtes un peu cette mauvaise blague ! »

Mon ami se ferma si soudainement, je n’avais jamais ressenti l’envie de quitter le village, ni chez moi, ni chez lui. Comment avait-il pu en arriver à vouloir quitter le village ? Cet instant qui était encore quelques secondes un moment heureux, se transforma petit à petit en notre Destin. Combien de fois aurais-je voulu changer ce moment ? Dans mon lit, je sentais tout mon être qui refusait d’entendre la suite, il le savait et il voulait tant le changer. Rien n’y faisait, je ne pouvais me réveiller…


« Non, je suis sérieux. Je vais devenir un déserteur… Je veux découvrir de nouveaux lieux, voir d’autres mouvements de la nature. Tu me suis ? »

« Mais… Attends ! Essayons une dernière mission, d’accord ? Si l’Hokage nous donne pas ce que l’on veut, on quitte le village ! »

« D’accord… ! »

Fin du Rêve

Me réveillant en sursaut, je me souvenais encore de ce moment terrible où, après ces rires, nous avions évoqué la désertion comme moyen de changer le cours de notre vie. Voilà comment j’avais tué mon ami une première fois… Le corps tremblant, je me remémorais ces phrases. Si nous avions quitté ce jour-là, il ne serait pas mort. Ce kunai ne l’aurait pas traversé. Je ne l’aurais pas vu être brûler par les flammes d’un Katon. Je ne serais pas là en train de m’apitoyer sur mon sort.

Gouttes de sueurs sur le front, la respiration haletante, je jetai un regard au dehors. La Lune était couverte par les nuages, donnant sur une partie de ma chambre une pâleur presque mortelle. Les étoiles aussi étaient cachées par les nuages. Le vent, lui, semblait s’être endormi pour quelques heures et la pluie, elle, prenait le repos qui lui était dû après avoir pleuré toute la journée. Et moi, j’étais là, seul, assis sur le bord de mon lit, tenant ma tête dans mes deux mains. Comme je devais faire pitié en ce moment… Comment pouvais-je encore me considérer comme l’ami de Tsubachi ? Je restais là, comme une vulgaire loque à pleurer sur mon sort !

Je me levai soudainement une nouvelle lueur dans les yeux. Reprenant un air fier, je venais de prendre une décision… Celle de faire du rêve de mon ami, mon rêve, et faire qu’il s’accomplisse. Ainsi, je pourrais atteindre la rédemption. Je pourrais avoir son pardon pour le crime que j’avais commis. Me dirigeant vers mon bureau, je pris une petite feuille où j’écrivis rapidement deux mots seulement : Je pars. C’est ainsi que juste après, ayant endossé de nouvelles affaires de rechange, je pris quelques autres affaires, avant d’ouvrir ma fenêtre. Observant quelques secondes la Lune, je savais déjà le mal que je ferais à mes parents quand ils découvriraient la lettre de mon départ, mais pour moi, c’était l’unique solution. Passant la fenêtre, j’avais une dernière affaire à régler dans l’enceinte de mon village.

Traversant au pas de course Konoha, j’évitai au maximum les flaques que les pluies de cet après-midi avaient pu laisser. Bras derrière mon dos, tête penchée vers l’avant, je courais comme si j’étais poursuivi par quelques hommes. Seulement éclairé des quelques rayons des étoiles et de la lune, je connaissais suffisamment le chemin pour m’éclairer de cette seule lumière. Quand, enfin, j’arrivai au lieu désiré, je m’arrêtai en posant une main au sol, ma jambe droite tendue, l’autre plié au menton… Arrivé devant l’appartement de Tsubachi, je savais ce que je devais trouver : sa lame, son bien le plus cher.

Sautant toujours à la faible lueur des astres, j’arrivai au balcon désiré en quelques secondes. La peur me serrait l’estomac, pourtant, je ne pouvais plus reculer. J’avais franchi la limite depuis quelques minutes, mais déjà, j’avais atteint ce point de non-retour. Parcouru d’un court frisson, je tournai la tête dans tous les sens, je vérifiai une dernière fois que personne n’était dans les alentours. Quelques secondes plus tard, je me retrouvais dans sa chambre, obscur, sans aucune lumière, j’y marchas à tâtons, avant de trouver la lampe de chevet, qui, après m’avoir aveuglé, m’éclaira sa chambre. Tout y était soigneusement rangé, tout avait une place et semblait y être.

Mettant enfin la main sur l’objet désiré, je disparus quelques secondes après avoir soigneusement éteint la lumière. En possession de son arme, dernier lien qui me rattachait encore à lui, je disparus dans les ruelles de Konoha, avant de réapparaître quelques secondes plus tard, devant les portes closes du village. Evidemment qu’elles l’étaient… Avec un soupir, je dus me résoudre à trouver une autre piste de sortie. Malaxant mon chakra, je grimpa directement vers le poste de garde qui se trouvait quelques mètres à côté.

Arrivant nez à nez avec les quelques ninjas de garde cette nuit-là, j’utilisai la lame de Tsubachi pour les tuer de sang-froid. Etant une gêne, je ne pouvais me permettre de laisser trop de traces. Décidant de les faire disparaître, je pris le temps de le faire en passant leur corps de l’autre côté du mur. Le travail accompli, la Lune avait bien progressé dans le ciel et je n’avais toujours disparu des environs de Konoha.

Tournant le dos à ma patrie, fourreau de ma nouvelle lame en main, je ne pris pas le temps de marcher. Sautant de branches en branches, je devais prendre le plus de distances entre mon village et moi… Une course entre la Lune et moi avait commencé. Plus elle prenait son temps pour redescendre, plus j’avais de chances d’être loin. Plus elle prenait de loisirs, plus les corps prendraient du temps à être découvert.

J’étais devenu un Déserteur… Pour mon ami… Pour ma rédemption… Pour son pardon !

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